La montée simultanée de l’extrême-droite et de la conscience écologique conduit à s’interroger sur l’éventualité d’une convergence « vert-brune », aussi qualifiée d’« écofasciste ». Écologisme et fascisme n’ont pourtant rien en commun. Et tout mouvement politique a un rapport à son milieu, parler « d’écologie » (ou de nature, vie, environnement, etc.) ne suffit donc pas pour être « écologiste », sauf à tout mélanger. La thèse relève donc de l’amalgame, pour des motifs divers que l’ouvrage clarifie. S’il y a un risque, c’est celui du fascisme. La polémique soulève toutefois un enjeu crucial : le rapport de la modernité à l’universalisme et à l’émancipation. Elle révèle en outre que l’histoire de l’humanité n’a peut-être pas été celle de la lutte des classes, mais de l’autonomie contre la hiérarchie. De là quelques suggestions stratégiques.

Fabrice Flipo est philosophe, enseignant à l’Institut Mines Télécom BS et chercheur au LCSP / Université Paris Cité. Il a notamment publié Écologie autoritaire (2018), Les écologistes sans la nature ? Le faux ami Bruno Latour (2025) et Changer les modes de vie – Une dialectique matérialiste par-delà le plan et le marché (2024)

Extrait

Editions du Croquant
Collection : Détox
Parution : avril 2026
EAN : 9782365125222
96 pages